Les papiers peints Dufour

inscrits au titre des monuments historiques

 

La légende de Psyché et Cupidon s’inspire du roman de Jean de La Fontaine Les amours de Psyché et Cupidon, lui même tiré du conte d’Apulée.

La réalisation est un défi technique, puisque jamais un motif n’est répété d’un panneau à l’autre. L’aspect de grisaille a nécessité en réalité 23 couleurs, et il a fallu pour l’ensemble 1245 planches de bois gravé, toutes imprimées manuellement. Un considérable travail, qui a été récompensé puisque la manufacture Joseph Dufour qui le fabriquait a obtenu une médaille d’argent à l’Exposition des produits de l’industrie française en 1819.

Le 12 mars 1816, Jean Züber écrit à un collaborateur : «Vous trouverez ici le nouvel ouvrage de Dufour, Psyché en 12 tableaux grisaille : c’est sans contredit la plus belle production en papier peint»[1].

Les ensembles complets comparables sont rares en France et en Europe, un autre exemplaire est connu au Domaine de Rodolphe à Morières-lès-Avignon dans le Vaucluse[2]

Contexte et état de conservation

 

Les quatre murs du salon[1] développent, sur un fond uni gris, la suite complète des douze tableaux reprenant les principaux épisodes vécus par la jeune Psyché.

Le salon adopte le mode de pose préconisé par Joseph Dufour ; chaque panneau est traité comme un tableau. L’ordre chronologique de l’histoire n’a pas été respecté mais cette pratique était courante pour les panoramiques, on privilégiait l’adaptation aux lieux, pour une esthétique d’ensemble, à la continuité de l’histoire.

10 des 12 tableaux sont en bon état de conservation. En revanche le château ayant été réquisitionné par l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, Geneviève de Gineste retrouva, après le départ des allemands, 2 tableaux très abimés. Une bibliothèque les cache désormais, faute de restauration.

Suite complète des douze tableaux-tentures en grisaille narrant l'histoire de Psyché et Cupidon, créée par la célèbre manufacture parisienne de Joseph Dufour en 1815.

Il s'agit de l'édition originelle et complète !

12 tableaux en 26 lés, 1245 planches.

[1] Idem

[2] Direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d'Azur, conservation régionale des monuments historiques (lien)

[3] Ce salon était à l’origine une salle de billard, où se retiraient les hommes après le diner.

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